<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-32316082</id><updated>2011-04-21T16:26:42.988-07:00</updated><title type='text'>RACISMES</title><subtitle type='html'>CONTRE TOUS LES RACISMES! TOUTES LES DISCRIMINATIONS.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://racismes-racismes.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/32316082/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://racismes-racismes.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>RACISMES</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05447391854474622711</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>4</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-32316082.post-115494315913497167</id><published>2006-08-07T02:31:00.000-07:00</published><updated>2006-08-07T02:32:39.146-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;LA CRISE DES BANLIEUES FRANCAISES&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cités de non-droit et d'exclusion sociale&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#cc6600;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#cc6600;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#cc6600;"&gt;Bantoustans civiques&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Par Djamaledine Benchenouf&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'explosion de violence dans les banlieues était prévisible. La mort des deux adolescents de Clichy et les mots plus que malheureux du ministre de l'Intérieur n'ont en été que le détonateur.Les causes profondes de cette crise sont notoirement identifiées, bien que délibérément occultées. Pour diverses raisons. Mais la société française, dans son ensemble, découvre avec une inquiétude croissante, que cette situation a atteint un seuil de gravité extrême. Le péril est en la demeure. Au sens littéral de l'expression. Les banlieues sont des poudrières. Parce que dans ces quartiers difficiles, pour reprendre ce pudique euphémisme, il n'y a pas que ces quelques poignées d'adolescents irréductibles qui croient jouer à une sorte d'Intifada en brûlant les voitures de leurs propres parents, en dévastant leur propre mobilier urbain, en lapidant les pompiers qui viennent leur porter secours et en tirant sur des policiers qui ont réussi la gageure de ne pas faire une seule victime, malgré la violence des affrontements.Derrière ces jeunes trublions, dans une expectative douloureuse et gênée, il y a des millions de personnes qui prennent conscience de l'injustice où ils sont maintenus. Des millions de personnes qui comprennent que leur passivité leur a valu un statut de sous-citoyens et qu'ils sont boutés à la périphérie de la cité, non seulement sur un plan géographique, mais surtout civique. Ils ont toujours su et tu qu'ils étaient les victimes d'un apartheid qui ne dit pas son nom. Contrairement à leurs enfants, nés en France, qui osent redresser la tête et dont le comportement outrancier est souvent une réponse au mépris ambiant, les « grands frères » et « immigrés », africains et surtout maghrébins de la première et deuxième générations, ne condamnent la révolte de leurs enfants et de leurs cadets que du bout des lèvres. Ces derniers ont d'ailleurs pris l'ascendant sur leurs parents, qu'ils disent inadaptés à la situation et qu'ils considèrent eux-mêmes un peu comme des indigènes par trop passifs. Tout juste bons à plier l'échine.Les banlieues où ils sont confinés, voire parqués, sont abandonnées par les pouvoirs publics. Livrées à elles-mêmes. Seule l'action remarquable des élus permet d'en maintenir certains quartiers, surtout ceux des Français blancs, à un niveau de vie supportable. Ces Français de souche ont d'ailleurs le sentiment d'avoir été abandonnés par leurs autres compatriotes qui ont pris leurs dispositions pour ne pas être « envahis ».Bien que beaucoup plus nombreux que les communautés issues de l'immigration, ces Français blancs des banlieues donnent l'impression d'y être minoritaires et d’y vivre en état de siège. Enfermés dans leurs îlots, souvent hyper sécurisés, ils n'ont qu'un objectif : partir. Le prix de l'immobilier dans les « beaux quartiers » ayant atteint des seuils très élevés, au moment où celui de leurs maisons, souvent héritées de leurs parents, est en chute libre, ils se rabattent sur la campagne qui est perçue comme le dernier bastion contre « l'invasion ». L'endroit idéal, à l'instar des quartiers « blancs » des villes où une consigne consensuelle et la pression des riverains empêchent la construction de logements sociaux.Les jeunes banlieusards n'ont plus d'autre choix que de « rouiller dans leur quartier » ou de changer de …banlieue. Une sorte d'assignation à résidence. Nombre d'entre eux, qui ont la trentaine et qui naviguent entre petits boulots et chômage têtu, vivent encore chez papa et maman. Presque tous sont français. La France est leur seul pays. Ils ne sont plus marocains, algériens, tunisiens ou maliens. Dans les pays d'origine de leurs parents dont ils ne parlent même plus la langue, ils sont perçus comme des Français de seconde zone. En France, ils restent des immigrés indésirables, dont la race est inassimilable par la société française et dont la religion, même s'ils ne la pratiquent pas, est un danger mortel pour la civilisation occidentale.Leurs efforts pour s'intégrer dans cette société qui les vomit à l'évidence sont pathétiques. Ils ne parlent que français avec leurs propres parents. Quand on sait que ceux-ci parlent et comprennent très peu cette langue de leur pays d'accueil ou d'adoption et qu'ils n'ont pas d'autre alternative pour communiquer avec leurs propres enfants, on imagine aisément l'état de pauvreté relationnelle qui distingue ces familles. Ces familles où le désir de s'intégrer est tellement pressant que même les prénoms se sont francisés. Fatima devient Faty, El Djemaï est Jimmy, Samir est Samy, Foudhil est Faudel, Abd El Kader est Abdel, Ouanassa est Vanessa et ainsi de suite. Certains ont osé plus et ont opté pour des prénoms plus distingués, comme Thibault, Arnaud, Séverine ou plus américanisés comme Dylan. D'autres, qui ont réussi à « s'incruster » dans certaines citadelles professionnelles, ont été jusqu’à « désorientaliser » leurs noms de famille. Pour ne pas cumuler le délit de faciès avec celui de patronymie. Et c'est ainsi que Amar devient Aram, que Ben Mohamed est Ben, que Kadraoui est Kad etc..Ce qui n'est pas sans rappeler la démarche des juifs Sépharades après le décret Crémieux* de 1871. L'analogie ne va pas plus loin. Car cela ne suffit pas à faire accéder ces désespérés de la citoyenneté à la sacro-sainte égalité des chances. La seule à laquelle ils peuvent prétendre est celle du bulletin de vote. Et c'est pour cela qu'à chaque échéance électorale on se rappelle de leur existence. Leur importance numérique est d'ailleurs tellement alléchante pour les uns et les autres qu'il est même envisagé d’étendre ce droit de vote à ceux qui n'ont pas opté pour la nationalité française. C'est une sorte d'atavisme social qui continue de se perpétuer. Leurs grands-parents ont été de la chair à canon et des indigènes soumis, leurs parents de la main d'œuvre à bon marché et eux une masse votante d'appoint. La récente déclaration de Philippe De Villiers, qui ne leur laisse que le choix de continuer de subir ou de quitter la France, montre toute la fragilité de leur statut de Français tel qu'il est perçu par l'arrière garde de l'opinion française, de plus en plus importante, même si elle ne s'exprime pas clairement dans ce sens. Pour le moment.La situation de ces populations, problème énormissime, et qui risque de se détériorer de façon irréversible, a toujours été relégué aux oubliettes par les gouvernements successifs. Comme un legs empoisonné qu'on réserve à son successeur. Son acuité a commencé à se faire ressentir dès les années 70. Surtout depuis les dispositions du mandat Giscard D'Estaing en matière de regroupement familial. Après les bidonvilles où l'on parquait les travailleurs immigrés qui construisaient les autoroutes, les immeubles et les métros de la nouvelle France, ces travailleurs qui étaient « importés » des anciennes colonies françaises et qui étaient devenus indispensables pour la performance d'une économie en pleine expansion, l'Etat français, en plus des considérations humanitaires, avait estimé que pour fixer ces populations et arrêter l'hémorragie monétaire des transferts des salaires, il serait plus utile de faire venir leurs familles. Et c'est ainsi qu'on mit en place, dans une précipitation dont on saisit aujourd'hui toutes les conséquences, une organisation de vie qui allait bouleverser celle de millions de gens en les déracinant sans les installer véritablement. Des politiciens à courte vue, qui n'avaient pas envisagé qu'ils bouleversaient des équilibres fragiles, venaient d'ouvrir la boîte de pandore.Ce fut un déferlement d'hommes et de femmes qu'un ordre mondial injuste avait chassé de leurs terres et qui voyaient en l'Europe l'Eldorado rêvé. Ces immigrés en France, de la première et deuxième génération comme on les qualifie aujourd'hui, étaient presque tous issus des couches les plus démunies et les plus pauvres des anciennes colonies. Hormis dans les régions traditionnelles d'immigration, tellement pauvres que leurs habitants n'avaient d'autres choix que de s'expatrier pour chercher leur subsistance et continuer à faire vivre leur terroir, le fait de s'exiler en France était presque honteux. « El Ghorba », l'exil, était un arrachement douloureux, un déracinement forcé. Cela deviendra par la suite un thème récurrent dans la poésie et dans la chanson maghrébine, kabyle surtout, puisque cette communauté se verra obligée de s'expatrier en masse.En ces temps de migrations intensives, des transformations décisives vont altérer l'identité maghrébine. Il n'y aura pas besoin d'un Mustapha Kamel pour troquer la chéchia contre la casquette, pour introduire la consommation du vin dans la vie de tous les jours et même pour apostasier l'Islam. Dans la perception collective, il n'y avait que les plus malheureux, ceux qui n'avaient pas d'autre alternative, pour aller dans le pays des « kouffars » (mécréants) chercher leur subsistance. Contrairement aux difficultés que les candidats à l'immigration rencontrent aujourd'hui, il suffisait alors d'exprimer le désir de chercher un travail en France. A l'époque, il n'y avait ni obligation de visa ni même celle d'un simple passeport. Un document sommaire qu'on retirait des bureaux de main d'œuvre, sans autre forme de procédure, la « Carte d'immigration » suffisait pour partir en France et y trouver un travail. La famille restait au pays et le rêve ultime de l'immigré était de travailler jusqu'à la retraite, puis de rentrer au bled, après une vie de privations et de dur labeur, d'y construire une maison cossue, de rouler dans une Peugeot 404 et d'accéder enfin à un statut de notable local.Les nouvelles dispositions sur le regroupement familial allaient permettre à ces travailleurs de faire venir l'ensemble de leur famille. Ce qui rendait l'installation en France plus attractive et moins contraignante. Les candidats à l'immigration se bousculaient dorénavant. D'autant que la désillusion post coloniale s'installait dans les pays d'origine.En France, on construisait dans la précipitation des ensembles d'habitation ou l'on reconstituait pèle-mêle des sortes de « douars » en béton. Cela paraissait avoir l'avantage pour les nouveaux arrivants d'habiter dans des logements dont ils n'avaient jamais osé rêver et surtout de rester entre soi, entre gens du bled. De nombreux enfants étaient venus tout petits ou allaient naître dans ces cités. Ils grandissaient dans cette cour des miracles, entre un papa toujours absent, puisqu'au travail de l'aube jusqu'à la nuit, et une maman déracinée, souvent analphabète et qui ne parlait même pas la langue « maternelle » de ses propres enfants. Une sorte de sabir où les mots étaient prononcés à l'envers et qui ressemblait vaguement a du français. Cette population avait droit à tout. Sauf que dans ces ghettos surpeuplés, la règle non-dite était de ne pas en sortir. De ne pas prétendre se mêler à la société française de souche. De rares Français blancs et autres Portugais « retardataires », sinistrés de l'échelle sociale, habitaient ces cités dortoirs et contribuaient à donner le change.L'échec scolaire, le chômage, l'usage immodéré de l'alcool et de la drogue, la violence et une délinquance juvénile multiforme seront le lot de ces cités. Le racisme ambiant et l'exclusion systématique seront autant de remparts que la société française érigera autour de ces bantoustans. La surpopulation qui y sévit est aggravée depuis quelques années par l'arrivée massive d'immigrants clandestins dont beaucoup viennent de pays qui n'ont pas été des colonies de la France, comme la Chine, le Pakistan, le Sri Lanka etc.… En ces lieux, quasiment livrés à eux mêmes, l'incivisme est roi! Les règles d'hygiène les plus élémentaires y sont ouvertement bafouées. La plupart des boucheries et des restaurants y sont des infections, de jeunes clandestins y tiennent à même le trottoir des étals de bric et de broc, des vendeuses africaines y proposent du maïs bouilli et de jeunes loubards des objets volés, en toute quiétude. Les règles de circulation y sont pareillement traitées par dessus la jambe. On peut s'y garer n'importe où, emprunter des sens interdits, griller des feux rouges et klaxonner allègrement sans que personne ne vous interpelle. Les piétons ne sont pas en reste, traversent hors des clous, resquillent systématiquement dans les transports publics, montent à l'arrière des bus et descendent par devant sans que le chauffeur ou le contrôleur ne puisse leur faire la moindre remarque. Des trafics en tous genres y prospèrent, depuis celui de la drogue jusqu'à la contrefaçon de grandes marques dans des ateliers clandestins, en passant par le conditionnement de produits alimentaires destinés à la restauration et aux grandes surfaces. Les trottoirs y sont jonchés de détritus, de papiers gras, de crachats. Les préposés à la voirie y font un travail de dilettante promenant à peine le balai un peu par-ci, un peu par-là. Les élus sont débordés et les moyens qui leur sont consentis sont très insuffisants. Comme si l'on voulait faire comprendre qu'il ne sert à rien de gaspiller des fonds pour nettoyer l'environnement de ces gens qui ne sont à l'aise que dans la saleté et l'anarchie. L'équation « moins d'emploi et plus de flics » s'imposait à celle de « plus d’emploi et moins de flics ». Dans un climat d'insécurité grandissante, la police, visiblement mal préparée, souvent déstabilisée par des initiatives et des contre-initiatives politiciennes, s'avérait particulièrement contre-productive. De nombreux policiers y affichent impunément leur racisme, brutalisent systématiquement les jeunes qu'ils interpellent, multiplient inutilement les contrôles d'identité, souvent humiliants, avec plaquage contre le mur et attouchements insistants des parties intimes.Et c'est ainsi que toute une population fermente dans ce bouillon de culture. Dans ces cités de non-droit, le désœuvrement et le vice n'ont d'échappatoire que la violence ou l'islamisme radical. L'exclusion sociale et le racisme ont complètement marginalisé ces centaines de milliers de jeunes dont le seul horizon est le mur de haine qui a été érigé autour de leur vie. Les rares « citoyens français issus de l'immigration » qui avaient passé les obstacles insurmontables de la discrimination scolaire ont compris que leurs diplômes et leur bonne éducation ne leur permettaient pas pour autant de prétendre à certains emplois, au logement hors de la banlieue et tout simplement au respect dû à leur mérite. Ils ont appris à être systématiquement éconduits. Il allait de soi qu'ils devaient se contenter de ce qu'on voulait bien leur consentir. La mort dans l'âme, ils apprennent à assumer leur faciès et leur patronyme. Ils découvrent aussi que sous d'autres cieux, leurs compétences sont les bienvenues. Sans discrimination, serait-elle positive.Cette exclusion intolérable n'allait pas s'arrêter là. Les conséquences et l'insécurité qui en découlaient ont avivé le racisme ambiant. Ce fut une aubaine pour des politiciens charognards qui désignaient ces malheureuses populations comme le bouc émissaire de tous les problèmes de la France. Par défi ou par dépit, de nombreux jeunes des cités se ralliaient ostentatoirement à un islamisme radical provocateur et manipulé, dont les premières victimes sont les musulmans eux mêmes. C'était plus que ne pouvait en rêver l'extrême droite dont le représentant le plus emblématique fut à un doigt de devenir le président de la République française. Avec toutes les conséquences que cela suppose. Cette éventualité reste par ailleurs toujours possible, voire inéluctable selon certains. Le spectre de l'invasion et l'épouvantail du terrorisme islamiste sont tellement porteurs dans l'électorat français que des Partis importants, de droite comme de gauche, en font, avec plus ou moins de pudeur, l'essentiel de leur politique. Le zèle de l'actuel ministre de l'Intérieur à utiliser ces populations et à en faire un tremplin pour sa carrière politique est révélateur de l'ambiance générale. Ce qui fait pousser des cris d'orfraie à une extrême droite qui n'accepte pas qu'on lui ravisse son cheval de bataille. Elle considère que la haine et le racisme sont ses attributs exclusifs et qu'il y a, en l'occurrence, tromperie sur la marchandise. On a même entendu certains de ses représentants parler de copie qui ne vaut pas l'original. Les choses en sont là! La violence qui s'est déchaînée dans les banlieues couve toujours. Les pompiers pyromanes veillent et attendent leur heure.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/32316082-115494315913497167?l=racismes-racismes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://racismes-racismes.blogspot.com/feeds/115494315913497167/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=32316082&amp;postID=115494315913497167' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/32316082/posts/default/115494315913497167'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/32316082/posts/default/115494315913497167'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://racismes-racismes.blogspot.com/2006/08/la-crise-des-banlieues-francaises-cits.html' title=''/><author><name>RACISMES</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05447391854474622711</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-32316082.post-115494295549573426</id><published>2006-08-07T02:26:00.000-07:00</published><updated>2006-08-07T02:29:15.496-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/2892/3530/1600/neg.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/2892/3530/400/neg.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ces nouvelles dispositions sur le regroupement familial :&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;“ Y A PAS L’ARGENT DU BEURRE ! ”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Le durcissement sur le regroupement familial et sur l’immigration d’une façon générale est tout à fait compréhensible voire indispensable dans l’esprit du Français moyen qui a fini par se convaincre que la dégradation de son cadre et ses conditions de vie est la conséquence de l’arrivée massive d’immigrants venus des pays les plus pauvres de la planète.&lt;br /&gt;Il y a trop d’étrangers ! et La France ne peut pas accueillir la misère du monde entier , sont devenus des sortes de leitmotivs récurrents qui ponctuent le discours de politiciens de droite comme de gauche, qui se ruent sur cette aubaine racoleuse. En politiciens réalistes, les uns et les autres savent que l’électorat attend d’eux qu’ils mettent fin à l’ “ invasion ”.&lt;br /&gt;Le prochain chef de l’Etat Français sera celui qui saura convaincre les électeurs que l’immigration sera stoppée. Hormis celle qui sera nécessaire au confort des Français. Le terme d’invasion n’est jamais prononcé, hormis par quelques tribuns excessifs de l’extrême droite, mais personne n’en pense moins. Donc, pour se rendre à l’évidence des raccourcis et puisque la France est contrainte de recourir à l’immigration, il faut donc des lois qui la régissent comme autant de tamis qui ne laissent passer que la matière utile, comme autant de barbelés mordants pour empêcher les bouches inutiles de venir manger le kebab des Français.&lt;br /&gt;Et c’est dans cette logique que ce trouve le non dit, certainement le plus monstrueux et le plus honteux de la France post coloniale. Parce que ces lois sur l’immigration, qui restent somme toute compréhensibles, en ce sens que tout Etat a le droit de légiférer sur les conditions d’entrée sur son territoire, deviennent honteuses lorsqu’on en saisit la vraie portée, les motivations inavouées. En vérité, ceux que l’arsenal administratif et juridique va empêcher de venir et de s’installer en France ne sont pas ces hommes et ces femmes qui seront vitaux pour l’économie du pays, mais leurs familles, souvent nombreuses et non productives, composées de femmes au foyer et d’enfants qui ne sont pas en âge de travailler. Il est donc impérieux, dans l’esprit du législateur, en y mettant la forme pour ne pas écorner la belle image du pays des droits de l’homme, de mettre en place un dispositif qui puisse pomper les compétences des pays du sud mais d’empêcher leurs familles de les rejoindre. Pour les pays d’origine de ces ouvriers qualifiés, cette hémorragie en main d’œuvre qualifiée accentuera davantage la misère et donc la nécessité pour leurs populations d’émigrer vers le riche occident. Pour la France, ce sera du tout bon, puisque dans l’absolu, le tamis sera tellement efficace que pour une même période avant les lois sur l’immigration, les chiffres des immigrants dans le cadre du regroupement familial sont censés atteindre les seuils les plus bas depuis les années 70.&lt;br /&gt;Le demandeur du regroupement familial est ainsi perçu comme un infra humain. Qu’a t il donc à vouloir faire venir toute sa smala, alors qu’il a eu l’immense privilège d’être autorisé à ramasser la poubelle des Fran9ais ? Il n’a qu’à envoyer de l’argent à sa femme et ses enfants et à aller les rejoindre pendant son congé. Qu’a t il donc à vouloir épouser une fille de son bled ? Il n’a qu’à faire son choix dans le trop nombreux cheptel qui vit en France.&lt;br /&gt;Ceux qui pourront passer le crible, après des années de tracasseries administratives, auront eu le temps de voir se relâcher leurs liens familiaux. Ils seront enfin autorisés à recevoir des adolescents qu’ils ont laissés enfants, des étrangers qui portent le même nom qu’eux !&lt;br /&gt;Mais s’ils ne sont pas contents et qu’ils n’aiment pas la France comme est, alors ils n’ont qu’à la quitter. Des jetables comme eux, il y en a beaucoup qui attendent d’être admis à venir vivre au paradis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D.BENCHENOUF&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/32316082-115494295549573426?l=racismes-racismes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://racismes-racismes.blogspot.com/feeds/115494295549573426/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=32316082&amp;postID=115494295549573426' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/32316082/posts/default/115494295549573426'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/32316082/posts/default/115494295549573426'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://racismes-racismes.blogspot.com/2006/08/ces-nouvelles-dispositions-sur-le.html' title=''/><author><name>RACISMES</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05447391854474622711</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-32316082.post-115494277658268986</id><published>2006-08-07T02:21:00.000-07:00</published><updated>2006-08-07T02:26:16.593-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/2892/3530/1600/etr.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/2892/3530/400/etr.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#3333ff;"&gt;Ces étrangers…..&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il existe dans la société française une curieuse disposition de l’esprit. Ou plutôt une formidable capacité à occulter tout ce qui dérange, tout ce qui agace, comme s’il n’était pas. Comme s’il ne pouvait être.&lt;br /&gt;Le traitement des étrangers venus des pays du sud par l’administration française procède de cette sorte de consensus de ne pas voir et de ne pas parler du traitement dégradant que subissent ces étrangers qui sont venus taper à la porte de la France. Tout le monde, les victimes y compris, font comme si de rien n’était. Pour les étrangers qui font leur chemin de croix, ce n’est rien que de très normal, puisqu’ils viennent de pays où la dignité de l’homme est un concept qui prête à rire. Vraiment !&lt;br /&gt;Pour les Français, il y a eu, comme une banalisation, l’acceptation tacite d’une situation singulière. Comme si ces usagers d’un autre genre, qui recourent aux services de l’administration étaient des hommes d’un statut particulier. Une sorte de sous hommes, en quelque sorte. Il faut juste éviter de regarder et de se poser des questions.&lt;br /&gt;Dans ce pays qui a donné à l’humanité la sublime religion des droits de l’homme, qui a permis à celui-ci de relever la tête et de prétendre qu’il est l’égal de tout autre être humain vivant sur la planète, quel qu’il soit et d’où qu’il vienne, le respect de ces nobles idéaux est donc devenu l’essence même de la nation. Il ne peut donc être question de les transgresser et encore moins de les fouler aux pieds. Quoique…. ! Ces traitements un peu désinvoltes n’existent pas puisque personne ne les voit. Puisque personne ne s’en plaint.&lt;br /&gt;La conjoncture mondiale, le bouleversement des équilibres mondiaux, la démographie galopante et exponentielle des pays sous développés, le chômage, le problème du logement, l’immigration massive et autres problèmes concrets sont autant de prétextes pour comprendre, voire tolérer et parfois même justifier le fait que l’administration est débordée, qu’elle ne peut plus se payer le luxe de « dérouler le tapis rouge à toutes ces cohortes de malheureux qui déferlent sur le territoire français » C’est donc juste une question de saturation, de débordement.&lt;br /&gt;Et c’est dans ce qui se veut comme un climat généralisé d’impuissance, que ces étrangers sont livrés à des administrations qu’on ne s’encombre plus à doter d’un minimum de moyens et encore moins de leur imposer des règles les plus élémentaires du respect de la personne humaine. Il faut parer au plus pressé.&lt;br /&gt;La préfecture du Rhône, quai Sarrail, est un archétype de ce phénomène. Les étrangers qui s’y rendent pour tenter de régulariser leur situation, comprennent dès qu’ils ont en franchi le seuil, qu’ils sont sortis de la France de leur imaginaire, celui qu’on leur a inculqué, et qu’il viennent de rentrer dans la vraie France. Celle qui roule à deux vitesses. Celle où les intrus qu’ils sont ne peuvent prétendre qu’au seul traitement qu’ils méritent. Ils se retrouvent à plusieurs centaines dans un espace de quelques mètres carrés. Même les chaises sommaires où ils pourraient ronger leur frein ne sont pas en nombre suffisant. Lorsque enfin arrive leur tour de passer au guichet, ils se retrouvent en face d’un préposé souvent revêche, à bout de nerfs et cassant à force de devoir endurer une telle ambiance. Ces employés sont rarement racistes, mais presque tous le deviennent. A force d’avoir en face d’eux des êtres brisés par une longue angoisse, au regard trouble, fuyant. Des hommes et des femmes qui ne leur ressemblent pas, au teint sombre, traînant dans leur sillage une marmaille hurlante.&lt;br /&gt;L’étranger doit s’expliquer très vite. Parce que le fonctionnaire est astreint à un minimum de « dossiers » » à exploiter. Les demandeurs maîtrisent très peu ou pas du tout la langue française. Il n’y a pas d’interprètes. Un climat à couper au couteau s’installe entre le fonctionnaire et l’étranger qui ne comprend pas ce qu’on lui demande et qui n’arrive pas à exprimer ce qu’il tente de dire. Un interprète de circonstance sort de la foule et propose ses bons services. Ceux qui attendent murmurent. Ils en veulent à cet ignare qui retarde tout le monde. Le fonctionnaire y va de ses réflexions et de son ras le bol. L’étranger est seul. Agglutinés derrière lui, comme autant de jurés, des dizaines d’autres étrangers attendent leur tour de passer à l’ « interrogatoire ». Ceux qui ont la chance de baragouiner le français doivent livrer leur vie intime, leurs douleurs, leurs espérances en plein public.&lt;br /&gt;L’étranger finit par recevoir le fameux récepissé. Il va enfin devenir un résident de la dernière catégorie de la société française. Ses yeux sont humides d’émotions. Il sort triomphant du hall grouillant. Mais il sait dorénavant qu’il n’est pas un homme au même titre que celui qui était derrière le guichet. Il le saura sa vie durant.&lt;br /&gt;Lorsqu’il sera rentré chez lui, celui qui était derrière le guichet s’empressera de prendre une douche. Comme pour se purifier d’effluves venus d’ailleurs.&lt;br /&gt;D.BENCHENOUF &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/32316082-115494277658268986?l=racismes-racismes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://racismes-racismes.blogspot.com/feeds/115494277658268986/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=32316082&amp;postID=115494277658268986' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/32316082/posts/default/115494277658268986'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/32316082/posts/default/115494277658268986'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://racismes-racismes.blogspot.com/2006/08/ces-trangers.html' title=''/><author><name>RACISMES</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05447391854474622711</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-32316082.post-115493638544619388</id><published>2006-08-07T00:38:00.000-07:00</published><updated>2006-08-07T00:52:57.163-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;M.BENCHENOUF Djamaledine Lyon, le 05 août 2006&lt;br /&gt;Journaliste réfugié en France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Résidence "le Bordeaux"&lt;br /&gt;01, rue du Bélier&lt;br /&gt;69002 LYON&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;strong&gt;Lettre ouverte à Monsieur&lt;br /&gt;le Préfet du Département du Rhône.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;CONTRE LE RACISME INSIDIEUX DE L'ADMINISTRATION&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Monsieur le Préfet,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La doléance que je joins à la présente si tant est qu'elle puisse vous parvenir un jour, s'est imposée à moi comme un cri de rage et de désespoir, après une longue suite de vexations, de brimades, de tracasseries inutiles de vos services de la Préfecture du Rhône, que j'ai endurées jusque là sans coup férir, mais que je refuse d' accepter dorénavant, sans réagir et sans les dénoncer aux plus hautes autorités et à l'opinion publique; bien que je n'en espère aucune suite. Pour la raison évidente qu'il n'y a pas de rémission possible. Le mal est irrémédiable, parce qu'il se niche dans les plis profonds d'un racisme latent et insidieux qui ne dit pas son nom, mais qui ne s'en exprime pas moins, en toute occasion, par des comportements méprisants et à la limite de la cruauté morale, à l'encontre de nous tous, réfugiés, noirs, basanés et bridés de toute origine, qui "infestons" la vie des Français bon teint. Cette attitude, qui est devenue au fil du temps et grâce à un laisser faire qui n'en est pas moins blâmable, une sorte de deuxième nature des fonctionnaires français. C'est la banalité même et rien que de plus normal de traiter tous ces gens qui viennent en France et qui s'"incrustent", en quantité négligeable, de les accueillir en indigènes qu'ils n'ont jamais cessé d'être dans l'esprit ambiant. Après tout, comme le marmonnent souvent et à l'envi, tous ces petits et grands commis de l'Etat, ceux qui ne sont pas satisfaits de la façon dont il sont traités, n'ont qu'à rentrer chez eux. Personne ne les retient de force en France. N'est ce pas? Que celui qui n'aime pas la France, comme elle est, n'a qu'à la quitter. Dans le discours de ceux qui attisent la haine de la multitude "blanche", parce qu'ils savent qu'ils se la concilient en flattant ses bas instincts xénophobes et racistes, le désormais leitmotiv " Aime la France ou quitte la!" veut dire " Ferme la ou casse toi!" en termes plus vrais.&lt;br /&gt;Le mal est irrémédiable, au point d'en être devenu racoleur pour des politiciens et des arrivistes de tout poil. Parce que la France a perdu la mémoire et parce que la France a perdu son âme.&lt;br /&gt;Elle a perdu la mémoire parce qu'elle ne veut plus se rappeler que si tous ces étrangers cherchent désespérément à s'y installer, c'est parce que c'est le contrecoup d'une "épopée", peu glorieuse en vérité, commise par la France contre les ancêtres de ces émigrés, des êtres humains faibles et désarmés Quand la France s'est invitée chez eux, sans visa ni passeport, mais avec armes et bagages, qu'elle les a chassés de leurs terres pour se les approprier, qu'elle a fait main basse sur leurs richesses, qu'elle les a exploités, réduits en esclavage, qu'elle les a exilés de leur propre pays et qu'elle les a massacrés en masse. La France a oublié tout cela. Jusqu'à vouloir faire admettre les "aspects positifs" non pas du colonialisme, mais de la "Présence française". Comme si un euphémisme aussi réducteur pouvait, à lui seul, occulter et travestir une telle horreur. C'est cet aveuglement et cette amnésie délibérée qui empêchent de comprendre que la présence de ces étrangers sur la terre de France est une conséquence d'un passé que la conscience collective refuse d'assumer, sous le prétexte de ne pas se livrer à une contrition collective.&lt;br /&gt;La France a perdu son âme, parce qu'elle n'a gardé que la coquille, vide, d'une république fraternelle et qu'elle en semé au vent, toute la substance vive, toute la générosité. Dans la réalité des faits, la France des Droits de l'Homme est devenue une nation frileuse, agoraphobe, qui se rétracte, qui s'enferme dans ses ghettos blancs, et qui éprouve une jouissance malsaine à se faire peur. Elle se laisse glisser, doucement, sûrement et non sans plaisir, dans une insensible dérive. Dans une sorte de reniement et de renoncement de tout ce qu'elle revendiquait comme étant son Ame et son Esprit. Toute la société française, fonctionnaires et services de sécurité en avant garde, et jusqu'aux associations charitables même, est parcourue de cette allergie xénophobe. Sans se l'avouer mais en laissant s'exprimer sa conscience bien pensante par l'entremise de politiciens opportunistes qui ont senti le vent. Des tribuns aux dents longues qui mordent à belles dents dans cette engeance qui dégrade le cadre de vie des Français. Cette lie infâme qu'il est devenu si profitable de désigner à la vindicte populaire, comme le bouc émissaire de tous les maux. A tel point que même des politiciens de gauche s'engouffrent dans le "créneau".&lt;br /&gt;C'est dans ce climat délétère d'oppression et de mise au ban que nous vivons notre vie de tous les jours. Beaucoup se sont résignés. Certains font des efforts poignants pour changer de peau et s'incruster dans une sorte d'intégration condescendante. Ils ont fait occidentaliser les prénoms par trop typiques qu'ils ont reçu de leurs parents, et c'est ainsi que Fodhil est devenu Faudel, que El Djemaï est devenu Jimmy, que Ouenassa est devenue Vanessa. Ils montrent un zèle pathétique à calquer leur être et leur paraître sur celle d'une société qui les vomit à l'évidence. Ils ne parlent plus la langue de leurs pères, mais une sorte de sabir qui ressemble à du francais. Leurs efforts demeurent vains cependant et la citadelle blanche continue de leur être obstinément fermée. Leurs poings sont meurtris à force de cogner à des portes qui refusent de s'ouvrir. Ils errent là, dans une sorte de No man's land civique. Comme des ombres furtives. A l'orée de la cité interdite. Ils ne sont plus eux même et il ne leur sera jamais permis de devenir de vrais Français. Tant que leur peau ne changera pas de couleur et dussent ils renier leur propre religion. Bougnoules ou nègres ils sont, bougnoules ou nègres, ils restent. Quelles que soient les professions de foi de certains intégrés de circonstance et leur revendication, souvent forcée jusqu'au risible, de citoyens à part entière.&lt;br /&gt;C'est ce mur infranchissable du refus de l'autre, ce racisme hypocrite et le discours politique ambiant qui ont poussé un grand nombre de ces pestiférés, qui ont été laissés sur le bord de la route, à se réfugier dans ce qu'ils croient être leur identité et la seule façon qu'on leur a laissé pour être des êtres humains à part entière, à défaut d'être des citoyens ordinaires. Contrairement aux autres qui continuent de solliciter une assimilation qui leur est déniée, ils ont opté pour une démarche inverse, qui consiste à rejeter ce qui les rejette, à tenter de s'approprier ce qu'ils croient être leur identité profonde et qui n'est qu'un avatar trompeur. Une triste comédie et des costumes de théâtre. Ils s'affichent avec ostentation avec des accoutrements devenus communautaires pour ne pas dire des uniformes et dans des signes d'appartenance, pour ne pas dire de ralliement. Ils promènent ainsi leurs frustrations comme autant de provocations. Comme des enfants mal aimés qui veulent attirer l'attention de parents indifférents. D'autres, greffons hybrides de ghettos innommables, "sauvageons" qui n'ont pas demandé à l'être et que la société confine inexorablement à ce seul rôle, rivalisent d'actes hostiles et d'incivisme. Ils se conforment avec zèle dans la seule attitude qui leur a été impartie. Ils crachent, ils dégradent, ils volent, ils saccagent, ils incendient, ils agressent et ils hurlent leur désespoir et leur haine de ne pas être aimés. Un chanteur de rap a lancé un cri d'enfant meurtri que personne n'a entendu autrement que comme une insupportable atteinte à la France. Pourtant, il n'a fait qu'une maladroite et violente déclaration d'amour blessé. A faire pleurer: " Je baiserai la France jusqu'à ce qu'elle m'aime".&lt;br /&gt;Pendant ce temps, dans cette tragédie dont la scène est la vie même, et qui se joue sans spectateurs, puisqu'il n'y s'y trouve que des acteurs, environ 60 millions de blancs et 15 millions de toutes couleurs, les grands Elus du peuple et les grands Serviteurs de l'Etat continuent de se calfeutrer dans leurs douillettes certitudes. Dans l'illusion que les principes contenus dans leur Constitution sont immuables. Ils continuent d'assener leurs sempiternelles professions de foi républicaine, sourds et aveugles à la souffrance des exclus de la France pour délit de faciès.&lt;br /&gt;Les damnés que nous sommes sont revenus de leurs illusions. Parce que la France est loin d'être un havre pour les épaves que nous sommes, parce que nous restons échoués, naufragés contraints et forcés, sur ces rives hostiles et dont on nous avait promis qu'elles étaient accueillantes. Dans cette douce France de leur enfance où notre lot est de subir, sans même le droit de gémir, la désinvolture hautaine, le regard méprisant, les mots cinglants et l'attitude agacée de presque tous ceux à qui nous sommes obligés de recourir pour nous faire délivrer des documents, obtenir un emploi, un logement ou tout bonnement régulariser une quelconque situation. Le seul moyen de s'en sortir à bon compte, un pis aller, est de tout accepter sans rechigner. Il est possible d'obtenir satisfaction, en se soumettant totalement au vis à vis, en flattant sa supériorité, en adoptant une attitude soumise de bon indigène, flagorneur et obséquieux. Beaucoup de mes semblables s'y sont résignés; Ils ont gommé tout semblant de dignité humaine dans leurs relations avec l'Administration. Ils disent avoir trouvé leur compte et ils sont relativement bien traités. Un peu de condescendance n'a jamais tué personne, n'est ce pas? Contrairement à ceux, encore nombreux, Dieu merci, qui refusent d'être des sous-hommes. Récemment, une responsable administrative d'une très grande association caritative qui m'est venue en aide, ainsi qu'à ma famille, a été outrée que l'un de ses collègues m'ait appuyé pour un emploi de bureau, très subalterne au demeurant. En présence de mon épouse, elle m'a proposé un emploi d'agent de nettoyage et a considéré que c'était de la mauvaise volonté de ma part de décliner une offre si généreuse. Avoir été un journaliste dans mon pays ne pouvait en aucun cas m'en dispenser selon elle. Le fait seulement, que je m'exprime dans un francais à peu près convenable l'exaspère. Comme si j'avais accaparé un bien qui ne m'appartenait pas. Comme si je n'étais pas resté à ma place. Elle a poussé la provocation jusqu'à m'inscrire d'office dans un test d'aptitude pour des cours de langue française, alors qu'elle savait que j'étais un journaliste francophone et que j'avais écrit même dans des journaux Français à grand tirage. Sa préférence va d'ailleurs à tous les autres résidents du foyer qu'elle dirige, qui s'aplatissent devant elle, alors qu'elle me harcèle littéralement, pour tout ou rien. Juste parce que j'ai eu l'outrecuidance de lui tenir tête et de passer outre certaines de ses sommations abusives. Je n'évoque ce pénible épisode que pour faire savoir que ces comportements insultants se pratiquent jusque dans ces sanctuaires de la charité et de la solidarité que sont les associations caritatives. Pour rappeler que l'enfer est pavé de bonnes intentions. Pour dire que toutes les dispositions "légales et réglementaires" sur les supposés droits des étrangers et autres réfugiés n'auront de sens et ne seront susceptibles d'être appliquées dans toute leur portée que si une administration particulièrement tracassière cesse de les démentir dans les faits.&lt;br /&gt;Mais peut on raisonnablement demander à une administration de ne pas appliquer à ses usagers un traitement ambivalent et discriminatoire, selon que ses usagers soient d'une couleur de peau ou d'une autre, lorsque son premier responsable et qui est susceptible de devenir le Chef de l'Etat, nous traite de racaille. Parce que c'est dans l'air du temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D.BENCHENOUF&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/32316082-115493638544619388?l=racismes-racismes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://racismes-racismes.blogspot.com/feeds/115493638544619388/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=32316082&amp;postID=115493638544619388' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/32316082/posts/default/115493638544619388'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/32316082/posts/default/115493638544619388'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://racismes-racismes.blogspot.com/2006/08/m.html' title=''/><author><name>RACISMES</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05447391854474622711</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
